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12.02.2010

Générique

Soyons sérieux

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Soyons sérieux, pour une fois


Une de mes innombrables fans m'a envoyé un e-mail qui disait a peu près ceci : 

 « Cher Momo, quel régal de te lire!  Je scrute tous les jours ton blog pour voir si tu as inséré de nouveaux billets. Tu ne peux savoir quelle est ma peine lorsque je ne vois rien de nouveau. Ton style d'écriture est tellement limpide qu'on peut lire en toi comme dans un livre ouvert. On sent en toi une immense tendresse, mâtinée d'une virilité sous-jacente. Chez toi tout n'est qu'honnêteté, générosité, amour du prochain. Ne pourrais-tu nous en dire plus sur ta vie, nous donner des détails sur ce que tu fis, ce que tu fus ? J'attends avec impatience le moment où tu t'abandonneras et que tu nous livreras des détails à propos de ta vie, de tes amours, de tes joies, de tes malheurs

Et, surtout, pourrais-tu m'expliquer pourquoi une fois tu écris un français sans faute, assez châtié et, d'autres fois, un langage quasi vulgaire, avec des fautes d'orthographe et de syntaxe ?

Bon, d'accord, c'est gentil cet e-mail, mais j'oppose une objection virulente au terme virilité sous-jacente. Ma virilité est jacente. Un point, c'est tout !

Dès le début, tout a foiré ! En effet, à ma naissance, nous étions des jumeaux zygomatiques, parfaite réplique l'un de l'autre. Un des deux est malheureusement décédé, mais notre ressemblance était telle qu'il fut impossible de dire lequel était défuncté.

 Il est assez difficile de répondre à cette question en employant les mots de tous les jours. Si j'emploie les termes scientifiques une partie de mon lectorat s'en ira vers des horizons plus accessibles, moins empruntés. Donc, pour simplifier, comme il y a trois personnes en Dieu : le père, le fils et le pigeon, il y a deux personnes en moi : moi et moi. Ce qui explique cet antagonisme entre mes deux styles d'écriture. Pour l'instant, c'est moi qui écris, une autre fois, ce sera moi. Je comprends que les personnes qui n'ont pas étudié la philosophie bilatérale et qui n'ont aucune notion d'astrologie binaire soient perturbées, j'veux dire dans le cirage, cause que j'esplique comme un manche. (Excusez-moi, je viens de me couper grossièrement la parole). Je reprends, (si je veux bien me laisser travailler en paix) : Je suis un gémeau, vous voyez les deux petits qui n'en font qu'un : Castard et Pol Lux ? Eh bien, mon jumeau et moi c'est pareil, nous sommes deux en un, et réciproquement.

 J'espère avoir été clair, ne pas avoir été trop pompeux et je  souhaite pouvoir toujours compter sur votre fidèle compréhension.

 Je vous narrerai la suite une prochaine fois, si je me le permets. 

 (suite)

 En relisant ce qui précède, je me suis dit : C'est quand même pas normal de vivre ainsi, toujours partagé entre moi et moi. Je me demande si je ne devrais pas consulter un homme de conscience ?

(Je profite que je dors pour vous narrer ceci à mon insu).

Donc, un beau jour (c'est d'ailleurs le seul beau jour qu'on ait eu cette année-là), je me décide à aller voir un spécialiste de la dualité égoïste. Naturellement, je viens avec moi.

 Le spécialiste :

 -         Donnez-vous la peine de vous étendre sur ce divan.

-         Non, merci je ne suis pas fatigué.

-         Prenez une chaise. Vous consultez pourquoi, exactement ?

-         Je me prends pour moi !

-         Mais c'est le cas de tout le monde ! Moi aussi.

-         Vous aussi vous vous prenez pour moi ?

-         Non, je me prends pour moi.

-         Vous devriez vous consulter !

 Comme j'avais apporté le texte qui précède, je le fis lire au docteur.

 -         Maintenant, je comprends parfaitement votre problème : Dédoublement de la personnalité. Cas de figure. Mal bénin. Facile à soigner Une séance d'hypnose et tout rentrera dans l'ordre. Couchez-vous sur le divan.

 -         Laissez-vous bercer par ma douce voix, imaginez-vous sur une île paradisiaque. Vous êtes entouré de superbes vahinés qui vous éventent avec des feuilles de palmier et les vagues viennent nonchalamment mourir ...........

 zzzz zzzz zzzz ....

 -         Hé, y s'passe quoi ?

 -         Vous venez de vous réveiller, une séance d'hypnotisme. Vous êtes guéri.

 -         Ouf, dis-je en wallon de Liège. Suis heureux comme tout. Je ne sais comment vous remercier.

 -         Depuis que les Phéniciens ont inventé l'argent, c'est une question qui ne se pose plus !

 Quand je sortis, j'étais quatre !

 Furax qu'on était ! On rentre en trombe chez le toubib :

 -         Z'êtes pas dingue ? Nous sommes quatre maintenant !

-         Restons zen, pas d'affolement, sûrement une petite erreur de protocole.

 Je ne sais plus quel moi a dit :

 -         Si tu ne nous arranges pas çà en cinq secs tu vas te retrouver en quatre morceaux, toubib de mes deux (censuré).

-         Pas de panique, je relis mon texte. Voilà, j'ai trouvé l'erreur. Couchez-vous sur le divan, que je rectifie.

-         Tous les quatre ?

-         Mais vous êtes seul, c'est dans votre tête que tout se passe.

-         Vous êtes certain d'avoir trouvé l'erreur ?

-         Oui, j'avais fait une petite inversion de texte.

-        Ok.

-         Laissez-vous bercer par ma douce voix, imaginez-vous sur une île paradisiaque. Vous êtes entouré de superbes vahinés qui vous éventent avec des feuilles de palmier et les vagues viennent mourir nonchalamment  ...........

zzzz zzzz zzzz ...

-         Holà, y s'passe quoi ?

-         Je viens de vous réveiller, tout est terminé. Vous êtes complètement guéri.

-         C'est vrai, je me sens seul tout d'un coup !

-         Il faudra vous habituer, ce sera assez pénible au début, mais d'ici quelques années vous serez comme un poisson dans l'eau.

 J'suis toujours comme un poisson dans l'eau, mais j' me sens seul, si seul. Heureusement qu'y a Nadine !

 Maintenant, grâce au spécialiste, j'ai pu faire le point, je sais enfin qui je suis :

 J'suis mon frère ! 



09.02.2010

I had a dream

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I had a dream

Petite note aux lecteurs inavertis :

 Le um se prononce oume, sinon vous ne comprendrez rien


I had a dream 


La nuit passée, j'ai fait un rêve assez curieux : J'étais ceinturon dans une région romaine ! Je vivais dans une petite garnison du côté d'un bled qui s'nommait  J'ai Russe à L'M ou un truc com' çà. Si j'écris pas juste le nom du patelin, c'est que c'était écrit avec des lettres qu'on n'a pas par ici.

J'avais un nom qu'on imagine pas : Balatum Prepuce (prononcez : bala toum pré pou tché)

 J'étais beau comme tout, j'avais une petite jupette qui m'allait si tant à merveille que des intervertis avaient tendance à me mettre la main où qu'on peut pas ! Nature, çui qui f'sait çà se ramassait aussi sec un coup d'sacoche en pleine poire, faut pas m'prendre pour un con !

 Donc, dans mon rêve, c'était un jour férié. J'étais en congé car le jour d'avant j'avais dû crucifier trois mecs à moi tout seul. J'vous jure que c'était pas une partie de plaisir tellement que c'était fatiguant. J'vous esplique la coutume : On prend un type dans l'cachot et on l'y file un coup de gourdin pour qu'y fasse pas l'malin et qui sait qui qu'y commande. Puis on attache le rigolo sur une croix avec des cordes, la croix est couchée sur le sol, sinon c'est trop compliqué. Pour que çà serre bien,j'sais pas comment qu'y font les autres, mais moi, je f'sais pipi sur les cordes. Avec la jupette c'était facile. Y avait des fois que le mec remouchait sous ma jupe et se foutait de ma gueule. J'y refilais un coup d'gourdin pour lui inculper la politesse. Non, mais des fois !

 Puis, le moment le plus gai, on se mettait à trois et on relevait la croix. Dix minutes après le type se mettait à gueuler, qu'est-ce qu'on pouvait se marrer !

 Donc à cause du jour férié, c'était comme un jour de fête. Y avait un monde fou car on allait jouer à un jeu plaisant comme tout : Sur une estrade on faisait monter deux zigues, un qu'était destiné à être libéré, l'autre zigouillé. C'est la foule qui votait. On faisait des paris pour savoir c'est qui qu'allait passer ad patres (sic).

 Sur l'estrade y avait deux zigs, un p'tit avec des longs cheveux et un autre avec une barbe de 8 jours, des dents noires et une vraie tête d'assassin. Moi j'avais parié que le p'tit qu'avait l'air si gentil allait s'en sortir. J'avais misé 4 sesterces, ce qui faisait quand même 16 as (pas de la tarte). J'étais certain de gagner et de doubler ma mise.

 Un zigoto, tout de noir habillé, vient sur l'estrade et crie : Les jeux sont ouverts, criez !

 J'sais plus l'nom du mec sympa, mais le crapuleux, y s'appelait Barnabas ou un truc comme çà. Et la foule :

 -         Barnabas ! Barnabas ! Barnabas !

 Le type en noir :

 -         Rien ne va plus. Barnabas à gagné. Gardes libérez le prisonnier.

  Bordelum de merdum, hurlais-je, trichum tricharum trichum tricha ! Godferdum !(juron ménapien)

 Le type qui était à côté de moi me dit : T'a rien compris, ces mecs sont obligés de crier Barnabas. Ici dans l'coin, c'est la maffia qui commande et le peuple doit obéir, sinon couic.

 Mais pourquoi que la maffia a pas choisi le petiot ?

 -         Y a joué aux cartes avec un parrain et il a triché, çà pardonne pas !

-         Comment qu'y l'a triché ?

-         A un moment y l'avait cinq valets !

-         Incredibilum ! Cinq valets !. Dommage qu'y va passer à la casserole, j'y aurais acheté son truc.

 Je retournai vers mon campement, la rageum au coeurum.

 Une fois ma petite sieste journalière terminée, je me décide à aller faire un petit tour, je tombe sur mon chef :

 -         Quo vadis, Balatum ?

-         Ante Pissum, Post  Promenum

-         Va pissum, directum revenum travaillum

-         Sono vacansum

 Je reprends en français, j'en vois qui comprennent pas

 Pissum terminum. (Excusez-moi)

 Le chef :

 -         On a encore un tit travail pour toi, un zig à mettre en croix.

-         Mais j'en ai déjà fait trois hier et aujourd'hui suis en congé.

-         Congé supprimé. Travail illico presto

-         Mais chef ...

-         Te tracasse pas, cette fois tu vas t'amuser comme un fou, on attache plus, on cloue.

-         On cloue ? Avec un marteau et des clous ?

-         Oui

-         Mais çà doit faire très mal, çà !

-         Si tu laisses tes doigts, oui.

 Je ne saurai jamais la suite car je suis tombé en bas du lit et je me suis réveillé.

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Suite of my dream


La nuit passée, mon rêve du temps des Romains m'a repris. Etrange ! Je n'avais pourtant presque rien bu : un cube de vin, une petite demi bouteille de vodka et un verre d'eau. Je crois que c'est le verre d'eau qui a été la goutte d'eau qui a mit le feu aux poudres. 

Donc, j'ai cloué le zigue le vendredi, le dimanche après-midi mon chef me fait mander. 

 -         Vous connaissez la dernière, centurion Prepuce ?

-         Non, mais je vais la connaître (lolum).

-         Le mec que vous aviez cloué à fait la malle !

-         Impossibilum. J'avais cloué avec des clous d'un demi pied et un marteau d'un scrupulum. Avec çà çà tient toujours, pour déclouer faut se lever tôt.

-         Pourtant il s'est taillé. Vous aviez utilisé quel genre de clous ?

-         Des clous de chez Rama Brico.

 

-         Idiotum, imbecilum, espèce de conum. Ceux de chez Brico ? Pour une étagère, je dis pas, mais pour un travail sérieux et durable on utilise des clous de grande marque.

-         Y sont plus chers ! Et puis, le type gueulait si tant que j'ai ordonné au légionnaire Rabanne de lui filer un coup de lance dans le cœur tellement il nous cassait les roubignolum.

-         Donc tu prétends l'avoir occis ?

-          ???

-         Calanchum.

-         Ben, c'est-à-dire, vous connaissez Rabanne, il a visé un pied et demi trop bas.

-         C'est lequel, ce Rabanne ?

-         Celui qui se prend pour un Egyptien et qui cause en hiéroglyphes.

-         Oh ! Celui-là ! Juste bon à recoudre des boutons ! Centurion Prepuce,  je vous donne l'ordre de me retrouver cet évadé au plus tôt et de me le ramener aussi sec.

-         Mortum ? Vivum ?

-         Vivum, connardum. On le reclouera et, cette fois, je serai présent et j'apporterai les clous.  

Là, j'avais encore une fois hérité d'un travail à la noix. Je m'dis, çà c'est mon chemin de croix. Retrouver un mec qui s'est taillé alors qu'il devait être mort, pas de la tartum al djotum. 

 

Quoique, quoique !

Des types avec des trous dans les paluches et dans les nougats, çà doit pas courir les rues (lolum).

Après une enquête rapide, j'appris que le coquin était pas loin. Il avait fait la même connerie que font tous les évadés : Il s'en était retourné chez sa meuf, Maria de Magdala et je sais plus quoi.

Je m'amène devant sa maison et qui que je vois sortir clopinum clopanum ? Lui ! En chair et en os !

J'y dit : 

-         Ah ! Ecce homo. Quo vadis, evadum post mortem ?

-         Noli me tangere ! qu'y m'dit.

-         Quoi ! Je te tangererai s'y m'plait, t'es mon prisonnier et tu vas me suivre veveprime ! 

Je veux sortir ma spatha, elle coince un peu, je regarde pourquoi que çà fait çà et ... pus de mec! Volatilisum !

Veritum ! Parolum ! Crachum !

Ben, merdum que je m'dis. Comment qu'y fait des trucs comme çà ?

Voilà Maria qui sort de la maison. Elle me demande :

 -         Où qu'il est mon jules ?

-         Sais pas, disparu. Il était là, puis ploc, evaporum !

-         Y m'fait souvent le coup, surtout quand y a la vaisselle à faire.

-         Où tu crois qu'il est ?

-         Comme d'habitude, au bistrot avec ses potes.

-         J'm'en vas te l'emballer illico presto, ou je m'appelle plus Prepuce !

-         Vous êtes Prepuce ? Le vrai Balatum Prepuce ? Celui qui l'a cloué ?

-         Je suis celui qui est ! (lol ?)

-         Vous n'êtes pas vraiment bricoleur ! Y s'est décloué comme rien. Mais donnez-vous la peine d'entrer. Vous prendrez bien un petit verre de vin.

-         Avec plaisir.  

Maria me sert un verre de vinum.

 -         Quel nectar !

-         Il le fait lui-même.

-         Il a une vigne ?

-         Non, y fait çà avec de l'eau. Y vide l'eau dans le broc et çà s'transforme tout seul en vin.

-         Fortiche ton homme. Il en connaît beaucoup des trucs comme çà ?

-         Oui. C'est un sorcier, Houd Ini, qui lui a tout appris.

-         Dommage que je dois le reclouer, y m'plaît bien ton mec. Mais d'où qui sort exactement ?

-         Y dit que son père c'est Dieu. Sa mère est de bonne famille aussi.

-         Houlà ! Des histoires de dieux, moi je touche pas à çà. Tu sais quoi ? Maria, je le laisse filer et je dirai à mon chef qu'on le trouve plus. Bon, je file, le laborium m'appelle. Merci pour le vinum.

-         Vous avez bien le temps quelques minutes ? On pourrait faire plus ample connaissance.

 Qu'auriez-vous fait à ma place, vous, les vrais hommes ?

Je m'dis : Bon, je suis pas à cinq minutes près. Je cédai à la tentation.

Ne comptez pas sur moi pour entrer dans les détails. Ce que je peux vous dire c'est que nous croquâmes la pomme avec passion (lol). 

En passant devant le bistrot « Chez Marcel » j'entends des éclats de rire, comme si que des gens faisaient la foire. J'me dis : Si qu'on rigole, j'vais rigoler aussi.

 J'entre chez Marcel et qui que je vois ? Lui, encore lui ! Avec une douzaine de mecs qui avaient l'air d'être déjà bien petum. Moi, je fais comme si que je l'avais pas vu. J'ai eu assez d'emmerdes comme çà.

 -         Tiens voilà Balatum, qu'y m'dit. Tu es venu m'arrêter ?

-         Non, j'ai vu de la lumière et je suis entré.

-         Viens boire un coup avec nous.

 Je m'assied à leur table et on a picolé jusqu'au soir. Complètement rond le Balatum.

Je veux me lever pour aller au petit coin et je me ramasse une pelle pas possible.

V'là  qu'y m'dit :

 -         Lève-toi et marche !

 Aussi sec, je me lève et je marche. Verum, veritas !

 Quand je reviens du pipirum, plus personne. Je demande à Marcel :

 -         Où qu'y sont passés mes potes ?

-         Partis. Tu me dois 7 sesterces pour les tournées.

-         7 sesterces ?  Y z'ont rien payé ?

-         Non, y sont un peu juifs sur les bords.

  Y m'prend une rage, mais alors une rage, j'attrape le comptoir pour le flanquer pas la fenêtre et...

J'suis tombé en bas du lit  et je me suis réveillé.

L'histoire est un éternel recommencement.


Moi et l'informatique

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L'informatique et moi.



Pour faire comme tout le monde, j'ai acheté un PC. Un beau, avec tout le confort moderne, et tous les gadgets qui vont avec. La classe, quoi !

Le vendeur m'avait dit :

- Votre PC est prêt, vous n'avez qu'à installer Windows et les drivers et, hop !, vous entrez dans un monde nouveau.

Fier comme d'Artagnan, j'emporte la bête chez moi.

(Nadine me dit qu'on dit fier comme Artaban ! J'y dit : On dit d'Artagnan, tu me les pompes! Comme tu veux, dit Nadine, qui a peur de prendre une baffe)

Je déballe.

Bouf !

Des tas de trucs, un monceau de boîtes, des câbles à tomber mort. Des petits trucs ronds, avec un trou au milieu (jolis, entre parenthèses).

 Nadine me fait remarquer que si j'écris jolis, entre parenthèses, faut pas mettre de parenthèses.

- Mais si j'écris "jolis, entre", çà veut rien dire !

- Fais comme tu veux, dit Nadine, toujours prudente.


Ces trucs ronds, dit-elle, très observatrice, c'est probablement des machins à lire avec un tourne-disque. 

Comme je n'ai pas de tourne-disque, je jette tous les bazars à la poubelle..


Je sors les bidules de la boîte, je les dispose harmonieusement, j'ai un certain sens artistique.


Sur le plus grand des appareils, je vois comme un gros bouton. Je pousse. Rien !

- Sûrement Internet qui est foutu, dis-je.

- Mais tous les câbles, y doivent bien aller quelque part, y'en traîne partout. Si on appelait mon frère, il est électricien, les câbles, y doit s'y connaître, dit Nadine, pleine de bon sens.

- Ton frère c'est le roi des pommes !

- D'accord, mais lui il sait raccorder des fils, dit Nadine, choquée. 

Avec mon beauf, on a travaillé toute la nuit, on a manipulé des tonnes de machins, des kilomètres de câbles. Y avait pus d'place dans les prises tellement qu'y avait des engins raccordés.

- Voilà ! Dit mon beauf, qui a de la conversation, vas-y.

Je pousse sur le gros bouton.

- Çà s'allume, dit Nadine, qui est observatrice.

Effectivement, y avait une petite lumière rouge qui clignotait.

Des tas de trucs défilaient à l'écran.

- C'est du flamand, dit Nadine, qui a le don des langues.

Puis, plus rien, sauf un écran tout noir avec, écrit en blanc : C: et un machin comme çà  qui clignotait.

 - Ça marche, dit mon beau-frère.

- Effectivement, c'est un monde nouveau ! Dis-je.

-Si on téléphonait au vendeur ? Dit Nadine, qui a l'esprit pratique.


Le vendeur 

- Vous avez C: écrit sur l'écran ? C'est bon signe. L'antislash clignote ?

-         ???

-         Une petite ligne couchée vers la gauche.

-        Oui.

-   Tout est parfait. Maintenant, installez Windows.

.

- Qu'est-ce qu'y dit, demande Nadine, toujours curieuse. 

- Je dois installer vindoze.

- Où ? questionna  mon beauf

- Sur le Pc, andouille ! Où veux-tu le mettre d'autre ! Comment peut-on être si con ?

- C'est un don, qu'y m'dit, modestement.

-Sans vouloir faire l'érudite, dit Nadine, qui connaît des beaux mots, je crois avoir vu écrit Windows, sur un des schmilbliks ronds.

- Va le chercher, ma colombe, dans la poubelle bleue, dis-je.

On installe le rond machin sur le PC, toujours rien !

- Si on re-téléphonait, suggéra Nadine, qui pense à tout.


Re-le-vendeur :

- Çà ne marche pas ? Vous avez installé Windows ?

- Oui, sur le dessus du gros bidule.

- Mais il faut l'installer sur le disque dur !

- Il est où, ce disque dur?

- A l'intérieur du PC.

- Va falloir tout démonter ?

- Non, installer çà veut dire insérer le cd-rom dans le lecteur et puis suivre les indications que vous verrez défiler à l'écran.

- Qu'est-ce qu'y dit, questionna Nadine, en manque d'imagination.

- On doit insérer le cd-rom dans le lecteur.

- Quel lecteur ? Demanda perfidement mon beauf, qui commençait à me casser les noix.

- Il a dit dans le lecteur de cd-rom, mais je n'ai rien vu qui ressemble à çà.

- Nadine, tu veux bien regarder dans les boîtes si on n'a pas oublié un machin ?

Nadine revint, les mains vides.

- Bon, dis-je, demain on ira chercher le lecteur. On en a fait assez pour aujourd'hui et puis y a pu d'vin.


(suite, le lendemain)


On arrive chez le vendeur, Nadine, son frère et moi.

-         Je viens chercher un lecteur cd-rom, vous avez oublié de le mettre dans la boîte.

-          ???

-         Oui, vous avez dit d'insérer vindoze dans le lecteur, y avait pas de lecteur.

-         Mais le lecteur est incorporé à la tour !

-         Y a pas de tour non plus !

-         Venez je vais vous montrer et tout vous expliquer.


Une heure après, nous sortîmes (hem) du magasin. L'informatique n'avait plus de secret pour nous.

Rom, ram, mémoire morte, bit, octets, faisaient maintenant partie de notre vocabulaire.

-         J'ai quand même pas bien compris quoi c'est'un bit, dit mon beauf, toujours aussi con.

-         On dit une bit, dit Nadine, très pointilleuse sur le genre des choses.


Arrivés à la maison, nous nous mîmes (eh oui, à force de fréquenter ma minouchette mon vocabulaire s'étoffe !), nous nous mîmes, dis-je, au travail.


Après des heures, passées à regarder des trucs à l'écran et répondu à des questions connes, nous arrivâmes (moi j'avais écrit on arriva, mais Nadine, toujours incollable, me dit : on écrit  arrivâmes - personnellement, je trouve que çà fait snobinard. Enfin, pour faire plaisir à ma choute, j'écris ce qui est écrit plus haut) , donc nous arrivâmes à la fin du calvaire.


Bienvenue ! Ecrit sur l'écran.


-         C'est gentil, dit mon beauf, qui n'en rate pas une.


Ensuite un bel écran en couleur, avec des beaux nuages et, en haut à gauche, un machin où y avait inscrit corbeille, un autre où on voyait Poste de Travail !


-         C'est tout ? dit mon beauf, toujours aussi casse-bonbons.

-         Peut-être qu'on a loupé une étape ? dis-je. On va éteindre et rallumer le truc.

-         On dit relancer, dit Nadine, qui à une bonne mémoire.


Sitôt dit, sitôt fait, je relance.


Un écran noir où y avait marqué : Windows n'a pas été fermé correctement et bla-bla-bla


Y avait encore écrit (je cite de mémoire) : démarrer normalement, mode sans échec, j'en oublie certainement.


-         Maintenant, çà marche dit mon beauf.

-         Tu trouves ?

-         Ben ouai. On va pouvoir jouer. J'adore les échecs.

-         Les échecs ?

-         Fait marqué démarrer sans échec. On peut pas démarrer avec échec ?

-         Je vois pas.


A tout hasard, je clique sur un truc..


« erreur de programme" dll "TRUCMUCHE.DLL" est manquant au démarrage ».


-         ???

-         Nous v'là jolis, dit mon beau-frère, qui foutrait la scoumoune au gagnant du loto.


Re-téléphone au marchand


J'lui lit ce qui fait marqué.


      -   C'est tout à fait normal, dit le vendeur, n'oubliez pas que vous êtes sous Windows, vous allez sur Internet télécharger TRUCMUCHE.DLL puis vous l'installez dans WindowsSystem32, çà va aller comme sur des roulettes.

 -         ???


(La fin quand même!)


-         Restons calmes, dis-je. On va boire un tit verre de vin pour se remonter le moral, puis on reprendra tout çà.


Deux (trois ?) boutanches plus tard, nous étions, fin prêts.


-         Par où qu'on bédute ?, questionna mon beauf, qui tient pas la bibine.

-         Quoi ?

-         Où qu'on commence ?

-         Ben, on va aller sur Internet chercher BIDULE.DLL, puis çà ira comme sur des roulettes.

-         Comment on fait pour aller sur Interlet ? s'enquit mon beau-frère préféré.

-         Internet ! On commence par rallumer le bazar puis on verra, que j'dis.

-         O.K.


Mon beauf pousse sur le gros bouton.


-         Stop ! ordonnais-je au pignouf, c'est moi qui pousse sur le bouton, c'est à moi qu'on a espliqué !


Trop tard, la réaction nucléaire était enclenchée.


Windows n'a pas été fermé correctement et gna-gna-gna !

 


-         Cré milliard de &*%£%@^ de &*%£%@^, éructais-je

-         Si on téléphonait ? avança Nadine prudemment.

-         C'est la dernière fois, si çà va pas ce coup-ci, je basarde tout le basard par la fenêtre et ton attardé de frangin par la même occasion ! C'est lui qu'a poussé sur le bouton.


Le frangin : J'ai pas soupé fort, heu... poussé fort.


-         T'avais qu'à pas !


Nadine compose le numéro.


-         Allo, qu'elle dit, c'est Nadine, mon mari voudrait vous causer.


Elle me passe le bigophone.


-         Allo ? Çà recommence : Windows n'a pas et bla-bla !

-         Vous voyez écrit mode sans échecs ?

-         Oui.

-         Cliquez dessus

-         C'est fait.

-         Que voyez-vous ?

-         Bienvenue...

-         C'est bon, vous êtes sauvé.

-         Qu'est-ce qui dit, demanda Nadine à mi-voix.

-         On est sauvés !

-         Une simple question : Comment avez-vous éteint votre PC ?

-         Ben, en poussant sur le gros bouton.

-         Il ne faut JAMAIS faire çà, malheureux !

-         Comment qu'y faut faire alors ?

-         Vous devez cliquer sur le bouton où il fait marqué DEMARRER, en bas à gauche de l'écran.

-         Attendez, vous me dites de cliquer sur démarrer pour arrêter, j'ai bien compris ?

-         Oui.

-         Vous vous foutez de moi ?

-         Non, je vous assure.


Je raccroche grossièrement..


-         Esplique, dit Nadine

-         Y s'foutent de nous, y disent qu'y faut cliquer sur démarrer pour arrêter !

-         Pourtant on n'a pas clinqué sur arrêter pour débarrer, murmura le soufflé.

-         Toi le beauf, tu la fermes sinon je te fous par la fenêtre.

-         Tu toucheras pas à mon frère, osa Nadine, qui a l'esprit de famille. Avant y faudra que tu me passes sur le corps.


Je pris çà comme une espèce de rappel à l'ordre, ce qui ne fit qu'attiser ma colère..


-         Chaque chose en son temps, fulminais-je. De toute façon, j'abandonne. L'informatique y en a ras la jatte, terminé. F  I  N  I, fini.


M'adressant au beauf qui se tenait timidement à l'écart :


-         Viens frangin, on va aller s'en taper une au troquet du coin.


Sitôt dit, sitôt fait.


Quand nous rentrâmes, vers les 3 heures du mat, Nadine était installée devant le PC en train de tapoter gentiment.


-         Qu'tu fais Nad ?

-         Je surfe sur Internet, y a des trucs supers.

-         Tu surfes ? Y charme le zabar ? Heu y marche le bazar ?

-         Bien sûr, fallait lui parler gentiment, poliment.

-         Nadine, tu es le trésor de ma vie, viens dans mes bras. Toi le frangin, tu te casses !


La suite serait délectable

Malheureusement

Je ne peux

Vous la dire

Et c'est regrettable

....





Pour bien débuter

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Pourquoi j'ai fait un blog ?

Voilà une question qu'elle est bonne.

Quand je vois les vôtres

(vos blogs, bien sûr, pas vos bonnes),

je me sens tout petit, émerveillé et envieux tout à la fois.

Vous arrivez à trouver des phrases que j'en reste

comme deux ronds de flan tellement que c'est beau.

Et vos poésies alors !

         Celles où qu'on parle

d'amour, de petits oiseaux et tutti frutti.


Comme c'est joli !

J'aurais tant voulu être poète, écrire des trucs comme :

« Mignonne allons voir si la prose... »

Ça c'est poétique et romantique.

Moi, j'y arrive pas !

Tenez, prenez Nadine (c'est une image),

vous lui donnez deux mots,

par exemple :

Anachorète et philodendron

et, avec çà, elle arrive à vous pondre un truc

qui vous fout le blues pour toute la journée.

Je ne suis pas un illettré, loin de là !

Primo, j'ai terminé mes primaires

deuxio, j'ai déjà lu des livres

où qu'y avait pas d'images.

Puis je tape mes textes avec Word.

Si c'est rouge, c'est pas bon !

Facile !

Il y a bien l'accord des participes passés,

Je callais déjà à l'école.

Mais çà c'est du passé antérieur.

Pour écrire des poèmes, faut de l'imagination,

faut trouver des rimes qui riment

(çà c'est bien trouvé, je trouve).

Moi je suis incapable de dénicher une rime à grenouille,

tout en restant poli.

Y a bien andouille - mais c'est pas très romantique -,

Faut pas seulement de la culture pour faire des poèmes,

la culture çà j'ai :

je peux vous parler pendant des heures

de l'introduction magnétique,

de la loi qui fait tomber des pommes sur la tête de Newton,

de la relativité qui fait que

si vous pouviez voyager dans le passé

et alliez tuer votre père avant votre contraception,

vous seriez le fils du facteur.

Attention, j'en vois qui suivent pas !

Non, de la culture j'ai.

Je sais écrire sans fautes des mots formidables :

je sais même à peu près ce qu'çà veut dire !

Je sais qu'il faut deux l à imbécillité,

que de Gaulle s'écrit comme je viens de le faire

mais qu'on doit écrire les écrits de De Gaulle,

qu'on ne dit pas une faute d'attention

mais une faute d'inattention.

Tout çà :

la culture, l'érudition,

la science infuse,

tout çà j'ai.

J'ai dans ma tête des questions tellement tordues

que les gens comprennent même pas les réponses.

Le sens poétique, non, non, non.

J'ai pas.

Je sais qu'il existe des dictionnaires de rimes,

où qu'on trouve tous les mots qui vont ensemble.

        Exemple : Peut-être et fenêtre.


Bon, çà rime. D'accord.

Mais entre les deux y faut mettre quoi ?

Y m'vient une petit idée.

Mais j'oserais jamais...

(vous avez remarqué que je rosis?)

Tant pis, j'me lance :


Peut-être,

Pour notre bien-être

Faudrait-il que je fermasse la fenêtre ?


Merde, alors ! J' l'ai pas fait exprès !

C'est v'nu tout seul !

J'en reviens pas !

Ça rime et tout !

Comment qu'c'est beau !

Putain ! Je sens que je viens

de démarrer une carrière poétique !


Fermasse la fenêtre !

Gloup !


Nadine, Nadine, viens voir !




03.02.2010

Belgian parlement

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Belgian parlement

Considerum que each bewoner of la Belgïe must causer een similar langage. The heer Professor Momo proposum :  

European djåsèdje por belgïe 

Questo lingua deberia este understand sans difficulties by todos les d'jins who resideren in si bia p'tit pays.

 Intellectual capacitum, non debra être uno brake for aprendizaje van cette niew parlementage.

 For exemple aquí están traductie van

 The corbeau und die fox,

   of Jehan della Manikenpiss:    

 

Master corbeau op een tree percharum

Tiendo in his becco specialities van Hervum

Master fox by the stink attirata

Spreken almost comme çà :

Goeiemorgen, signor corbeau

Grazioso zie are, nimmer vu thing si beau

Veritum, if your ramageum

Gelijkend your plumageum

Of these bos zie zind the beste habitant

Oufti, disti l'corbeau, ich bin very content

Let me zang een canzone of mine choix

He open à groß bocca and his wonderfull proie choit

Fox happa fromageom und zeg, comme çà :

Dear heer, learn que connardum todi niqué by bello parlementum

These lezion mérite een super kaas, non est verum ?

Corbeau no saper in quel hole se fourer and zeg, really déçu :

I have, encore een maal, haben the truc in de cul

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